Blog posted by Olivier Meeus

Bonjour,
Voici maintenant un an et demi que je travaille chez KPMG au sein du département Advisory. Plus précisément en Business Performance Services, alias BPS pour les intimes.
Je vais tenter de vous décrire en quelques mots mon quotidien chez KPMG. Il est cependant difficile de relater une semaine type car nos activités varient fortement selon les projets…
Lundi
7h. Le réveil sonne. Je file à la gare du Midi. Le Thalys démarre à 7h43. Je retrouve mon collègue dans le wagon. On se relaxe comme on peut en savourant le petit déjeuner en première.
9h, arrivée à la gare du Nord, Paris. Après 45 minutes de RER, comme à son habitude bondé, on arrive finalement chez le client, une banque en plein cœur de la Défense. Cela va bientôt faire trois mois que nous y travaillons.
Le projet en question ? Un OLA faisant suite à un Quality Close. C’est du chinois pour vous ? Bon, alors un OLA correspond à un « Operating Level Agreement ». En clair il s’agit d’un accord au sein d’un même département dont le but ultime est de formaliser les échanges de documents (y compris le délai et la qualité souhaitée nécessaires au sein de ce département, entre les différents acteurs impliqués, durant un procédé – le procédé en question ici étant la clôture comptable mensuelle –. Petite précision : quand je parle d’un même département, j’entends par là un département, mais pour toute les entités du groupe (donc le département X dans la filiale A, le département X dans la filiale B, etc.). Le Quality Close, tout juste finalisé, correspond à un exercice de réduction des délais de publication dans le cadre de la clôture comptable.
Pour être en mesure de rédiger un OLA, il nous a fallu d’abord comprendre le procédé actuel. Ensuite, et c’est là qu’on intervient, mettre en évidence toutes les interactions existantes entre les parties impliquées. Simplement dit, indiquer quels documents sont envoyés par qui, vers qui, quand, sous quel format, sous quel nom, etc. Objectif final : arriver à une liste exhaustive.
Dans cette optique, notre premier entretien se déroule à 10h30. Il s’agit d’un entretien téléphonique avec l’un des acteurs impliqués. Au programme de cet entretien téléphonique : révision de la procédure officielle, communiquée par le groupe, et établissement de la liste des documents échangés dans le cadre de la clôture comptable. L’entretien prendra une heure, après quoi je suis chargé de rédiger le compte-rendu que mon collègue relira et complètera si besoin.
13h. Une pause-déjeuner s’impose. On file acheter un sandwich dehors, qu’on mangera en vitesse dans le bureau.
14h30. Deuxième entretien, avec un autre intervenant. Beaucoup moins marrant cette fois ; il s’agit d’une filiale ‘exotique’ et on sent que l’anglais, ce n’est vraiment pas sa tasse de thé… Après une heure et demie, mon collègue met un terme à la conversation. Le compte-rendu suivra dans la foulée.
17h. On est reparti pour un tour avec un troisième interlocuteur. L’entretien se passe bien, plus facile que le précédent, puisque la rencontre se passe physiquement dans un des bureaux de la tour parisienne.
20h. Le dernier compte-rendu n’est pas tout à fait terminé. Mais la journée se fait longue et nous décidons avec mon collègue de nous diriger vers l’hôtel. Heureusement, on peut y aller à pied. 15 minutes de marche très rafraichissante en cet hiver vigoureux…
La soirée se déroulera sobrement : petit restaurant avec mon collègue et retour à l’hôtel. La journée de demain s’annonce également chargée.
Mardi
7h30. Le réveil sonne. Je retrouve mon collègue en bas, dans la salle du petit déjeuner. Buffet plutôt sympathique… mais nous n’avons que peu de temps pour en profiter pleinement.
8h30. Départ vers la banque. Au passage, j’aperçois la tour Eiffel au loin. C’est bien tout ce que j’en verrai de mon séjour parisien…
Je termine soigneusement le compte-rendu de la veille avant d’entamer le premier entretien de la journée.
Les entretiens téléphoniques s’enchaineront durant toute la journée. Au programme aujourd’hui : cinq entretiens (trois téléphoniques et deux physiques). Il y a intérêt à s’accrocher… Le coordinateur de la filiale parisienne nous assiste dans chacune de nos interviews. Nos rendez-vous se passeront globalement bien. Les comptes-rendus seront constructifs.
On se rend rapidement compte que la mission s’annonce plus difficile que prévue. En effet, beaucoup d’interlocuteurs émettent d’ores et déjà beaucoup de commentaires quant à la procédure en tant que telle, sensée être la procédure existante actuellement. Nous nous contentons de comprendre les remarques de chacun et d’en prendre bonne note.
19h30. Retour à l’hôtel. Nous essayons cette fois un nouveau restaurant, le 20ème depuis que nous sommes à Paris.
Mercredi
7h30. Le réveil sonne. J’ai l’impression que c’est de plus en plus tôt…
Après trois couques, deux jus, des fruits et une crêpe, je suis armé pour le troisième round d’entretiens.
9h. Il est déjà 18h en fait pour notre interlocuteur aux antipodes. On boucle l’entretien et sa journée par la même occasion en une heure, bien qu’il ne soit, lui aussi, pas fan de l’anglais vraisemblablement…
Deux autres entretiens suivront, selon le même modus operandi.
Aujourd’hui, mon collègue et moi avons un peu plus de temps devant nous. Nous en profitons pour aller manger notre sandwich dehors.
L’après-midi se déroule dans le calme. Concentration de mise pour les comptes-rendus…
17h. Le dernier entretien de la série. Notre interlocuteur vient juste de commencer sa journée. Chez lui, il doit être 10h je pense. L’entrevue se déroule normalement.
18h30. Il est l’heure de reprendre la direction de Bruxelles. Notre Thalys de 19h25 ne nous attendra pas. Mon collègue et moi trimballons à nouveau notre valise et PC dans le RER pendant plus de trois quarts d’heure.
19h26. Et c’est parti pour 1h22 de Thalys. Sur le trajet, repas léger et fin de la rédaction des comptes-rendus sont prévus. S’il me reste du temps, j’en profiterai pour me relaxer un peu… (Entendez dormir)
21h30. Enfin de retour chez moi. Le reste de la soirée… cela ne vous regarde pas.
Jeudi
7h30. Mon réveil sonne.
7h45. Mon réveil resonne. Je me résous finalement à me lever.
J’arrive au bureau de Bruxelles à 9h. Ce qui m’attend pour les deux prochains jours ? Principalement le traitement de tous les comptes-rendus et la poursuite de la liste exhaustive des documents.
Les comptes-rendus des entretiens servent de base pour, d’une part, affiner la formalisation de la procédure (prise en compte des commentaires, des remarques éventuelles, réponses aux interrogations subsistantes, adaptations si nécessaire de la procédure, complétion de la procédure, etc.), et, d’autre part, rédiger la liste des documents échangés (validation, consistance, etc.). Ces travaux seront également supportés par tous les feedbacks reçus a posteriori via e-mail de la part des différents acteurs impliqués. Les délais sont assez contraignants. Il ne va pas falloir trainer…
Par ailleurs, de retour au bureau, j’en profite pour retrouver quelques collègues qui ne sont pas chez le client ce jour-là. Il arrive parfois entre collègues de ne pas se croiser pendant plusieurs mois…
18h30. La journée touche à sa fin. C’est l’heure du ‘staff meeting’. A hauteur d’une fois tous les deux mois, l’équipe Advisory se réunit au siège, ici à Bruxelles, pour faire le point sur les différents projets en cours, les perspectives futures, les opportunités, les prochains rendez-vous/évènements, etc. L’occasion d’écouter les Associés parler et surtout de discuter avec tous les collègues présents autour d’un verre.
20h. Je décide finalement de rentrer chez moi.
Vendredi
7h30. Mon réveil sonne.
Dernier jour de la semaine. Je me lève, me prépare et je suis opérationnel à 9h au bureau.
Je continue à travailler sur les deux traitements entamés hier. L’objectif est de pouvoir envoyer une première version à notre mentor – le sponsor de notre projet, interne à la banque –. Mon collègue le rencontrera en début de semaine prochaine pour faire le point et dresser l’état des lieux. Le document accompagné en annexe de la liste des documents échangés commence à prendre forme. L’étape de finalisation et de validation prendra encore quelques semaines sans doute… Le travail en binôme se passe à merveille. Mon collègue fait la révision et complète ma partie. Il supervise mon travail, dirige les entretiens, se charge de la communication et des interactions avec le client, tandis que je m’occupe de la partie plus opérationnelle.
16h. C’est le moment de notre rendez-vous hebdomadaire d’équipe. Avec tous les collègues qui travaillent chez ce client, environ une petite dizaine, nous nous réunissons pour faire le point sur l’avancement, le planning, les prochaines étapes et les opportunités. Cela permet entre autres de coordonner nos actions et de rester au courant de toutes nos interventions. Le meeting dure une longue heure, après quoi chaque participant attend de ma part un PV résumant les points-clés et les prochaines tâches/responsabilités de chacun.
18h30. La semaine touche à sa fin. Les interviews ont été menées à bien, les comptes-rendus ont tous été rédigés, une première version a été envoyée au sponsor et le PV du rendez-vous hebdomadaire a été soumis à l’approbation avant d’être communiqué au membre de l’équipe.
Samedi
7h30. Mon réveil sonne… non je rigole. Le réveil ne sonnera plus jusqu’à lundi matin.